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Et si notre conscience n’était pas enfermée dans notre cerveau?

Une autre façon d’envisager les expériences de mort imminente

Conscience et cosmos : voyage astral

Hier, je suis tombée sur un court documentaire sur Gaia : Expérience de mort imminente : aux frontières du paranormal.


À peine 25 minutes... mais assez pour ébranler complètement notre façon de concevoir la conscience.


Et si la conscience n'était pas simplement un produit du cerveau? Et si elle existait d'une certaine manière à l'extérieur de notre corps, notre cerveau agissant plutôt comme un récepteur ou une interface qui lui permet de s'exprimer dans notre réalité?


Cette hypothèse est sérieusement explorée par certains chercheurs qui étudient les expériences de mort imminente. Elle ne fait pas encore consensus, mais elle ouvre une porte fascinante sur une toute nouvelle façon de voir notre existence.


Et si cette idée expliquait aussi pourquoi nous sommes capables d'influencer l'énergie qui nous entoure par notre intention?
Et si la magie n'était pas une force extérieure qui agit sur nous... mais une interaction entre notre conscience et l'univers?

Je ne prétends pas avoir les réponses. Mais j'adore ces sujets qui nous invitent à remettre en question ce que nous croyons savoir et qui nous rappellent que la réalité est peut-être bien plus vaste que ce que nos cinq sens peuvent percevoir.


Nous savons déjà que le cerveau peut nous tromper


Commençons par le plus évident : oui, le cerveau peut créer des hallucinations.


Un manque d’oxygène, certains médicaments, une crise d’épilepsie, la fièvre, le sommeil paradoxal, une anesthésie ou une stimulation de certaines régions cérébrales peuvent provoquer des images, des sensations de présence et même l’impression de quitter son corps.


Ce n’est donc pas la simple vision d’un tunnel ou d’une lumière qui ébranle le plus notre compréhension de la conscience.


Ce sont plutôt les cas où une personne rapporte avoir observé sa propre réanimation depuis un endroit situé au-dessus de son corps. Elle décrit ensuite des gestes, des conversations ou des objets qu’elle ne devrait normalement pas avoir pu voir. Et dans certains récits, les détails sont confirmés par le personnel médical ou d’autres témoins.


Une hallucination peut certainement sembler parfaitement réelle. Mais elle ne devrait pas, en principe, permettre de découvrir une information exacte et inconnue de la personne.


C’est là que la question devient beaucoup plus intéressante.


Que se passe-t-il réellement pendant un arrêt cardiaque?


Lors d’un arrêt cardiaque, le cœur ne fait plus circuler efficacement le sang. Le cerveau est rapidement privé d’oxygène et la personne perd connaissance.


Il faut cependant éviter de confondre mort clinique et mort cérébrale.


La mort clinique correspond à l’arrêt de la circulation et de la respiration. Elle peut parfois être renversée grâce à la réanimation. La mort cérébrale correspond plutôt à une perte complète et irréversible des fonctions du cerveau.


De plus, il est rare qu’un électroencéphalogramme enregistre chaque seconde d’un arrêt cardiaque. On ne peut donc pas toujours savoir exactement quand une expérience a eu lieu ni exclure toute activité résiduelle dans des régions profondes du cerveau.


L’étude AWARE II a d’ailleurs détecté, chez certains patients, des ondes cérébrales compatibles avec une activité cognitive jusqu’à 35 à 60 minutes après le début de la réanimation. Cela démontre que le cerveau peut connaître des reprises d’activité inattendues pendant un massage cardiaque.


Toutefois, aucun participant n’a reconnu l’image secrète placée dans la salle et une seule personne sur les 28 interrogées a reconnu le stimulus auditif utilisé par les chercheurs.


Ces résultats ne prouvent donc pas que la conscience quitte le corps. Mais ils ne règlent pas complètement la question non plus.


Nous ignorons encore à quel moment précis les souvenirs se forment. Nous ignorons aussi si les activités détectées suffisent à produire des expériences aussi riches, structurées et parfois accompagnées de perceptions apparemment exactes.


L’étude qui a bouleversé un cardiologue


Pim van Lommel n’a pas commencé ses recherches en cherchant à prouver l’existence de l’âme.

Il était cardiologue et rencontrait régulièrement des patients ayant survécu à un arrêt cardiaque. Certains lui racontaient des expériences étonnamment similaires : ils avaient quitté leur corps, observé leur réanimation, rencontré des proches décédés ou vécu une impression de compréhension totale.


Van Lommel et son équipe ont alors réalisé une étude prospective auprès de 344 personnes réanimées après un arrêt cardiaque dans dix hôpitaux néerlandais.


Parmi elles, 62, soit environ 18 %, ont rapporté une expérience de mort imminente. Les chercheurs n’ont pas trouvé de relation simple entre l’apparition de l’expérience et la durée de l’arrêt cardiaque, la durée de l’inconscience, les médicaments administrés ou la peur de mourir.


Autrement dit, si les EMI étaient uniquement causées par le manque d’oxygène, on pourrait s’attendre à ce qu’une proportion beaucoup plus importante de personnes vivant une situation physiologique comparable rapporte une expérience similaire.


Ce n’est pas ce qui a été observé.


Cela ne permet pas d’exclure toutes les explications cérébrales. Chaque cerveau peut réagir différemment à une même situation. Mais cette absence d’explication simple a poussé van Lommel à remettre en question l’idée que le cerveau fabrique nécessairement la conscience.


L’étrange histoire des prothèses dentaires


L’un des cas rapportés dans les travaux entourant l’étude de van Lommel concerne un homme arrivé à l’hôpital inconscient et gravement cyanosé après un arrêt cardiaque.


Pendant l’intubation, une infirmière avait retiré ses prothèses dentaires et les avait placées dans un tiroir d’un chariot. L’homme est demeuré dans le coma et sous respiration artificielle pendant plusieurs jours.


Lorsqu’il a repris conscience, il a reconnu l’infirmière et lui a dit qu’elle savait où se trouvaient ses dents. Il aurait ensuite décrit la salle, le déroulement de la réanimation et le chariot dans lequel elles avaient été déposées. L’infirmière a confirmé son récit.


On peut évidemment chercher des explications ordinaires. Peut-être avait-il entendu certaines conversations sans en avoir conscience. Peut-être avait-il aperçu des éléments avant de perdre connaissance. Peut-être que son souvenir avait été reconstruit après son réveil.


Mais ces explications deviennent plus difficiles lorsque la personne décrit des détails inhabituels qu’elle ne connaissait pas et qui sont ensuite confirmés indépendamment.


Ce type de cas ne constitue pas une preuve absolue. Il représente toutefois une anomalie que l’on ne devrait pas écarter simplement parce qu’elle ne cadre pas avec notre modèle habituel.


Les recherches de Janice Holden sur les perceptions vérifiées


Janice Miner Holden s’est justement intéressée aux perceptions dites véridiques : des informations rapportées pendant une expérience hors du corps qui correspondent ensuite à des événements réels.


Dans une analyse de 93 récits potentiellement vérifiables, 43 % avaient été corroborés directement auprès d’un témoin indépendant par le chercheur. Pour 43 % supplémentaires, la personne disait qu’un témoin avait confirmé son récit, mais celui-ci n’était plus disponible pour être interrogé. Les 14 % restants reposaient uniquement sur le témoignage de la personne ayant vécu l’EMI.


Selon cette analyse, 92 % des perceptions rapportées étaient présentées comme entièrement exactes, 6 % contenaient certaines erreurs et environ 1 % étaient complètement erronées. Même parmi les cas directement corroborés par un témoin indépendant, la majorité était décrite comme exacte.


Ces chiffres sont impressionnants, mais ils doivent être interprétés correctement.


Il s’agit d’une compilation de cas déjà publiés ou rapportés. Elle peut donc être influencée par la sélection des témoignages, la mémoire, la manière dont les questions ont été posées et la tendance à publier les cas les plus spectaculaires.


Holden elle-même a travaillé à mettre au point des expériences hospitalières plus rigoureuses. Son idée consistait à placer des symboles ou des images en hauteur, invisibles depuis le lit, mais visibles par une personne qui prétendrait observer la pièce depuis le plafond. Elle a aussi décrit avec beaucoup de transparence les énormes difficultés pratiques de ce genre de recherche : rareté des survivants, déplacements des patients, matériel déplacé par le personnel et impossibilité de prévoir dans quelle chambre un arrêt cardiaque se produira.


Jusqu’à maintenant, ces images secrètes n’ont pas fourni la preuve décisive espérée.

Mais les nombreux témoignages comportant des détails apparemment confirmés continuent d’alimenter la recherche.


Et si le cerveau était un récepteur... et non le créateur de la conscience?


C'est ici que tout devient particulièrement fascinant.


Depuis des siècles, la science considère que le cerveau produit la conscience. Les neurones communiquent entre eux, des réseaux s'activent et, d'une manière que nous ne comprenons toujours pas complètement, une pensée naît, une émotion est ressentie, un souvenir revient à la surface. Notre sentiment d'exister serait donc le résultat de cette incroyable machine biologique.

Mais... et si nous regardions le problème dans l'autre sens?


Et si le cerveau ne fabriquait pas la conscience, mais lui permettait simplement de s'exprimer?

Pim van Lommel propose une analogie que je trouve particulièrement parlante.


Imaginez une radio.


Lorsque la radio est brisée, le son devient mauvais ou disparaît complètement. Pourtant, les ondes radio continuent d'exister. Elles n'étaient pas contenues dans l'appareil. Celui-ci ne faisait que les capter et les traduire en musique.


Selon cette hypothèse, notre cerveau pourrait fonctionner de la même façon.


Il agirait comme une interface entre notre conscience et notre réalité physique.


Si cette interface est modifiée par une maladie, une lésion ou certaines substances, notre manière de percevoir le monde change. Cela ne signifie pas nécessairement que la conscience elle-même est altérée; peut-être que seul « l'appareil » qui la reçoit l'est.


Van Lommel utilise aussi une autre comparaison : celle d'un ordinateur connecté à Internet.

L'ordinateur permet d'accéder à l'information, mais Internet n'est pas contenu dans l'ordinateur. Il existe indépendamment de lui. L'appareil sert simplement de point d'accès.


Et si notre cerveau fonctionnait un peu de cette manière?


Si cette hypothèse s'avérait un jour fondée, elle ouvrirait une réflexion absolument fascinante.

Car depuis des millénaires, presque toutes les traditions spirituelles parlent d'une conscience capable d'interagir avec quelque chose de plus vaste qu'elle-même.


  • Les chamanes parlent du monde des esprits.

  • Les moines parlent de conscience universelle.

  • Les mystiques parlent de l'Un.

  • Les sorcières parlent de l'énergie, des intentions, des synchronicités, des cycles de la nature et de cette étrange impression que nous pouvons parfois ressentir ce qui nous entoure bien au-delà de nos cinq sens.


Et si tous ces langages différents tentaient simplement de décrire une même réalité... avec les mots de leur époque?


Je ne parle pas ici de lancer des boules de feu ou de défier les lois de la physique.


La magie, telle que je la conçois, est beaucoup plus subtile.


Elle réside dans notre capacité à porter une intention claire, à modifier notre état intérieur, à développer notre intuition, à remarquer les synchronicités, à entrer en relation avec le vivant et à participer consciemment à notre propre transformation.


Si la conscience est effectivement plus vaste que le cerveau, alors les rituels prennent une toute autre dimension.


Ils ne seraient peut-être pas des gestes « magiques » parce qu'ils possèdent un pouvoir surnaturel.

Ils pourraient plutôt devenir une façon de diriger notre conscience.


Un peu comme on oriente une antenne pour capter une fréquence plus clairement.


Le rituel deviendrait alors un langage. Une manière d'accorder notre esprit, notre corps et nos émotions afin d'entrer en résonance avec une réalité plus vaste que notre quotidien.


Évidemment, nous n'avons aujourd'hui aucune preuve scientifique que les rituels permettent réellement d'influencer le monde extérieur.


Mais nous savons déjà qu'ils influencent profondément notre monde intérieur : notre attention, nos émotions, notre perception, notre motivation et parfois même notre santé.


Et si notre conscience était plus vaste que ce que nous imaginons... peut-être que les frontières entre notre monde intérieur et le monde extérieur ne sont pas aussi rigides que nous le croyons.


C'est précisément la question que soulèvent aujourd'hui certains chercheurs qui étudient les expériences de mort imminente.


Ce n'est pas une certitude.


Ce n'est pas une démonstration.


C'est une hypothèse.


Mais c'est une hypothèse qui, je trouve, donne un éclairage complètement nouveau à cette vieille intuition que les sorcières, les mystiques et les sages portent depuis des milliers d'années : nous faisons peut-être partie d'une conscience infiniment plus grande que nous.


La physique quantique peut-elle expliquer cette conscience?


voyage entre l'esprit et l'univers

C’est ici qu’il faut garder les pieds sur terre, même si nous avons la tête dans les étoiles.


La physique quantique nous montre que la réalité est beaucoup plus étrange que ce que nos sens nous laissent croire. À l’échelle des particules, les notions classiques de position, de séparation et de causalité ne fonctionnent pas toujours comme dans notre quotidien.


L’intrication quantique permet notamment à deux particules de présenter des corrélations, même lorsqu’elles sont séparées par une grande distance.


Certains chercheurs se demandent donc si la conscience pourrait elle aussi comporter une dimension non locale.


Pim van Lommel utilise certains concepts quantiques pour imaginer comment une conscience pourrait exister sous forme d’information sans être entièrement localisée dans le cerveau. Il parle notamment d’un champ de conscience auquel le cerveau donnerait accès.


Mais van Lommel a lui-même précisé que son utilisation de la physique quantique devait être comprise comme une analogie et une hypothèse, et non comme une preuve scientifique établie de la survie de la conscience.


La non-localité quantique ne signifie pas automatiquement que notre esprit peut flotter dans l’univers. Elle ne prouve ni l’existence de l’âme, ni la télépathie, ni une vie après la mort.

Elle nous rappelle simplement que notre vision classique d’un monde composé uniquement d’objets séparés et localisés n’explique peut-être pas tout.


La physique quantique entrouvre une porte conceptuelle. Elle ne nous montre pas encore ce qui se trouve derrière.


Certaines personnes développent-elles de nouvelles facultés?


Plusieurs personnes ayant vécu une EMI affirment être revenues profondément transformées.

Elles parlent souvent d’une diminution de la peur de mourir, d’une plus grande compassion, d’un détachement envers les biens matériels et d’une impression plus forte que leur vie possède un sens. Dans le suivi réalisé par l’équipe de van Lommel, certaines transformations étaient encore plus visibles huit ans après l’arrêt cardiaque qu’elles ne l’étaient après deux ans.


D’autres personnes rapportent des changements plus inhabituels : intuition plus forte, rêves prémonitoires, impression de ressentir les émotions d’autrui, expériences médiumniques ou sensibilité particulière aux appareils électriques.


Dans une étude exploratoire dirigée par Janice Holden, 89 personnes ayant vécu une EMI ont répondu à un questionnaire sur des expériences médiumniques spontanées. Quinze pour cent disaient avoir connu ce type d’expérience avant leur EMI, contre 56 % après celle-ci. Les EMI décrites comme plus profondes étaient aussi associées à davantage de phénomènes rapportés.

Une autre étude rétrospective menée auprès de 36 personnes ayant vécu une EMI, de 20 personnes ayant frôlé la mort sans EMI et de 46 personnes témoins a observé davantage de problèmes électriques rapportés dans le premier groupe. Les chercheurs ont toutefois reconnu que ces observations demeuraient préliminaires et reposaient sur les souvenirs et les témoignages des participants.


Ces recherches ne prouvent pas l’apparition de pouvoirs surnaturels.


Elles montrent cependant que les personnes concernées rapportent réellement des changements importants dans leur perception d’elles-mêmes et de leur environnement. Ces phénomènes mériteraient d’être étudiés avec des tests objectifs plutôt que d’être automatiquement ridiculisés ou acceptés sans vérification.


Une hypothèse qui mérite au moins d’être envisagée


Nous ne savons toujours pas avec certitude ce qu’est la conscience.


Nous savons quelles régions cérébrales s’activent lorsque nous voyons une image, ressentons une émotion ou nous rappelons un souvenir. Mais observer l’activité associée à une expérience ne nous explique pas encore comment cette activité produit le sentiment intime d’exister.


C’est ce que certains philosophes appellent le problème difficile de la conscience.


Peut-être que le cerveau crée réellement toute notre expérience et que les EMI sont produites pendant de brefs retours d’activité cérébrale dont les patients conservent ensuite un souvenir exceptionnellement intense.


Mais il est aussi permis d’envisager autre chose.


Peut-être que le cerveau ne produit pas toute la conscience.


Peut-être qu’il la reçoit, la filtre et la traduit.


Peut-être que lorsque ce filtre cesse temporairement de fonctionner, quelque chose de notre conscience demeure capable de percevoir, de comprendre et de mémoriser.


Pour transformer cette possibilité en véritable démonstration, il faudrait encore obtenir des perceptions précises dans des expériences prospectives, enregistrer continuellement l’activité cérébrale, déterminer le moment exact de l’expérience et reproduire les résultats dans plusieurs hôpitaux.


Nous n’en sommes pas encore là.


Mais entre affirmer que la conscience survit à la mort et prétendre que tout est forcément une hallucination, il existe un espace de recherche immense.


Un espace où il est possible de demeurer curieux.


Et si, au lieu d’être une petite lumière allumée par notre cerveau, notre conscience était quelque chose de beaucoup plus vaste auquel notre cerveau nous permet simplement de nous connecter?


Sources :

Études principales sur les EMI et les arrêts cardiaques

Pim van Lommel — Étude prospective publiée dans The Lancet

Étude AWARE I — Sam Parnia

Étude AWARE II — Sam Parnia, 2023

Pim van Lommel et l’hypothèse de la conscience non locale

Non-local Consciousness: A Concept Based on Scientific Research on Near-Death Experiences During Cardiac Arrest

Near-Death Experiences: The Experience of the Self as Real and Not as an Illusion

About the Continuity of Our Consciousness

Quantum Physics as Analogy — réponse de Pim van Lommel

Présentation de son livre et de son modèle de conscience

Janice Miner Holden — perceptions hors du corps

Site et liste de ses publications

Visual Perception During Naturalistic Near-Death Out-of-Body Experiences

Unexpected Findings in a Study of Visual Perception During the Naturalistic Near-Death Out-of-Body Experience

Near-Death Veridicality Research in the Hospital Setting

Rationale and Considerations for Proposed Near-Death Research in the Hospital Setting

Out-of-Body Experiences: All in the Brain?

Spontaneous Mediumship Experiences: A Neglected Aftereffect of Near-Death Experiences

Electromagnetic Aftereffects of Near-Death Experiences

Does Paranormal Perception Occur in Near-Death Experiences?

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