Suivre ses rêves, la peur de réussir et le temps qui passe...
- Elysabel
- 20 juil.
- 3 min de lecture

Il y a des rêves qu’on porte si fort, si longtemps, qu’on finit par les déposer doucement sur une étagère de notre cœur. Pas parce qu’on n’en veut plus. Mais parce que la vie est bruyante. Parce qu’on croit qu’on a le temps. Parce qu’on ne sait pas par où commencer.
Parce que nous sommes comme "endormi·e".
Et parfois… parce qu’on a peur. Pas de l’échec, mais de réussir. De voir notre lumière briller plus fort que prévu. D’oser être nous, vraiment. De faire de la place à ce qui nous appelle depuis toujours.
La peur déguisée
Elle se cache bien, cette peur. Elle se glisse dans la to-do list. Dans les mille et une tâches urgentes. Dans ce souper qu’on organise pour faire plaisir, dans ce projet qu’on accepte alors qu’on est déjà à bout de souffle.
Elle se déguise aussi en gentillesse :
« Je vais l’aider, il-elle a plus besoin que moi. »
« Je leurs dois bien ça, ce sont mes parents »
« Je vais attendre que les enfants soient plus grands. »
« Je vais terminer ceci d’abord, ce sera plus logique. »
« Je ne peux pas, ce n'est pas assez payant. »
Mais le cœur, lui, ne suit pas toujours la logique. Il vibre à l’idée d’un rêve. Il s’allume au mot “création”. Il s’emballe quand on imagine ce qu’on pourrait devenir. Et pourtant, on reporte. On repousse. On procrastine. On s’auto-sabote même parfois, sans le vouloir. On fait autre chose de plus facile, de plus "important". On décroche, on évite de se confronter à l’ampleur de ce que l’on pourrait accomplir… si on s’en donnait la chance.
Et le temps passe
Pendant ce temps-là, la terre tourne, vite. Les enfants grandissent en un battement de cils. Les rides apparaissent dans le miroir, timides, comme des marqueurs de sagesse. Des gens s’éteignent doucement autour de nous, et on réalise, dans un souffle, que le temps est une magie qu’on ne contrôle pas.
Mais toi, tu es encore là, ton rêve aussi.
La magie d’avancer, même un peu
La magie douce, celle que j’enseigne et que je vis, ne demande pas de tout faire d’un coup. Elle t’invite à honorer ton propre rythme, à oser avancer même à petits pas.
Créer un espace sacré pour ton rêve, c’est déjà le nourrir. Lui ouvrir cinq minutes aujourd’hui, c’est déjà de la magie. T’asseoir avec toi-même et dire “je suis prêt·e à commencer”, même si tu ne sais pas encore par où ni comment… c’est immense.
Parce que le rêve n’attend pas la perfection. Il attend ta présence.
Mais fais-le. Fais un peu de ce qui t’appelle. Écris une ligne. Ouvre ton carnet. Téléphone à cette personne. Lance ce projet. Chante. Danse. Apprends. Commence.
Fais-le même si tu trembles. Fais-le avant que la vie ne t’impose une pause que tu n’auras pas choisie.
Parce que tu es la seule personne à pouvoir créer ta vie magique.
Et tu n’as pas à le faire seul·e. Tu es porté·e par plus grand que toi. Tu es guidé·e, inspiré·e, entouré·e. Alors aujourd’hui, même juste un peu…Fais-le. Pour toi. Pour celui ou celle que tu veux devenir.
Cordonnier mal chaussé...
On dit souvent que le cordonnier est le plus mal chaussé… Parce qu’à force de réparer les chaussures des autres, il oublie de s’occuper des siennes.
Et aujourd’hui, tu sais quoi ? C’est moi qui commence. J'enfile mes bottines et j'avance.
Pas par une grande action. Pas par un projet titanesque. Juste… par cet article de blogue. Je l’écris pour toi, mais je me parle à moi aussi. Parce que moi aussi, j’ai un enfant, une vie bien remplie, un emploi… même trois, parfois. J’aide, je sauve, je milite, je réponds présente pour mille causes qui m’habitent. Mais ma propre créativité, celle qui brûle en moi quand je fais une vidéo, quand je partage ma voix, je la fuis trop souvent. Je la mets de côté pour “plus tard”, pour m’occuper des autres, pour faire de l’argent, pour cocher des cases.
Mais au fond de moi, je le sais. Je sais que l’univers est abondant. Je sais que lorsque je suis sur mon X, alignée avec ce que je suis profondément, je n’ai pas à m’inquiéter. Ni de l’argent. Ni du regard des autres. Ni même du temps.
Tout s’aligne quand je fais confiance. Alors aujourd’hui, je commence, je recommence. Et je t’invite à faire pareil.
Commentaires